Le 16 janvier dernier, la Confédération Nationale des Junior-Entreprises (CNJE), accueillait devant 300 étudiants, Junior-Entrepreneurs, Mme Laurence Parisot, dans le cadre d’un « Club Junior-Entreprises – l’Interview » exceptionnel. Un moment acidulé et légèrement décalé dans lequel la présidente du MEDEF s'est livrée avec humour et franchise.
Véritable think tank du mouvement des Junior-Entreprises, depuis 1991, le Club Junior-Entreprises souhaite, à travers ses conférences, fournir aux Junior-Entrepreneurs des pistes de réflexion, source d’enrichissement de leur vie de citoyen et d’acteur économique.
Devant un parterre de Junior-Entrepreneurs avec qui elle partage « l’esprit d’entreprise si cher aux Junior-Entreprises », la présidente du MEDEF est revenue sur les grandes étapes de son parcours, et raconte comment elle a pris la voie patronale. Elle confie aux étudiants présents qu’il faut « oser, et ne pas avoir peur ». « N’ayez pas peur d’avoir de l’ambition et de l’afficher [...] quand il y a un truc qui passe, ne vous posez pas mille questions, il faut le saisir ! » conseill-t-elle.
Au sein de l’auditorium de l’avenue Bosquet, Laurence Parisot réagit aux grands moments de la fin de l’année 2007. Concernant les mouvements sociaux de novembre, elle exprime sa volonté de « pacifier les relations sociales : nous irons tellement mieux quand nous serons dans une relation sociale déconflictualisée ». Elle revient également sur la fin des négociations sur la modernisation du marché du travail, la croissance française et sa conséquence sur le pouvoir d’achat. Enfin elle exprime son inquiétude à la vue du niveau record de l’Euro, et son souhait que la question du système monétaire international soit le premier point à l’ordre du jour du prochain sommet du G8 à Tokyo.
Enfin elle évoque sa vision de l’avenir, notamment la présidence prochaine de la France à l’Europe, et l’avenir de l’Europe sociale. Elle revient sur la visite de Nicolas Sarkozy à l’université d’été du MEDEF : « C’est très douloureux, année après année, de voir que jamais la plus haute autorité de l’état ne vous rend hommage. […] La visite de Nicolas Sarkozy n’était pas un acte politique, pas un acte partisan, et enfin, il y avait une reconnaissance officielle. » confie-t-elle avec beaucoup d'émotions.
Retrouvez l'intégralité de la conférence en vidéo sur http://www.medef.fr./main/core.php.